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Bénin – Criet: commissaire Delcoz Landry Bignon Kindjanhoundé justifie sa vidéo et évoque 4 raisons

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Poursuivi pour incitation à la rébellion, à la haine et détention illégale d’armes à feu, le policier Delcoz Landry Bignon Kindjanhoundé a comparu ce lundi 9 février 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Placé en détention préventive depuis le 16 décembre 2026, l’officier nie les faits qui lui sont reprochés par le parquet spécial.

La CRIET a ouvert, ce lundi 9 février 2026, la première audience du dossier impliquant Delcoz Kindjanhoundé, commissaire de police républicaine de première classe. À la barre, le prévenu a été longuement interrogé sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, au cœur des poursuites engagées contre lui.

À l’entame de sa déposition, l’officier retrace son parcours professionnel. Recruté dans l’armée en 2014, il intègre par la suite la gendarmerie avant de devenir agent de la police républicaine à la faveur de la fusion intervenue en 2017. Interpellé par le juge sur l’existence d’une vidéo publiée en ligne, il reconnaît en être l’auteur.

Face à la Cour, Delcoz Kindjanhoundé assume le contenu de cette sortie médiatique. « J’ai appelé le peuple béninois à une révolution démocratique », déclare-t-il. Il a précisé avoir agi « en qualité de simple citoyen ». Une position qui suscite une réaction immédiate du ministère public, lequel s’interroge sur la légitimité d’un policier à tenir de tels propos.

Une vidéo justifiée par son expérience au front ?

Poursuivant l’audience, le juge s’est interrogé sur l’opportunité de tenir de tels discours, surtout lorsqu’on est en tenue. En réponse, le prévenu évoque 4 motivations, dont la première est liée à son expérience dans la lutte contre le terrorisme. Envoyé au front fin 2023, il affirme avoir été témoin de pertes humaines importantes. Selon lui, cette vidéo visait à « respecter l’âme des morts » tombés lors des combats.

Interrogé sur les voies internes de recours, Delcoz Kindjanhoundé soutient avoir adressé des notes à sa hiérarchie, restées sans réponse. Selon Libre Express, il n’a toutefois pas eu le temps d’exposer les autres raisons justifiant sa démarche. La Cour a décidé de renvoyer le dossier au lundi 20 avril 2026 pour la poursuite des débats.

En toile de fond de cette affaire, des déclarations antérieures du commissaire, devenues virales sur les réseaux sociaux, dans lesquelles il dénonçait la conduite de la lutte contre le terrorisme dans le nord du Bénin. Dans cette sortie, il avait également proféré des menaces visant des institutions de la République, y compris le chef de l’État, Patrice Talon, promettant un passage à l’acte à une date qu’il disait avoir fixée.

Ces propos, bien que largement commentés en ligne, n’ont pas été suivis d’actions concrètes. La police républicaine a néanmoins procédé à son interpellation, conduisant à son placement en détention préventive. L’affaire reste désormais suspendue à la prochaine audience devant la CRIET.

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