Sénégal : plus de 1,143 milliard FCFA volé à UBA en une nuit
Une vaste opération frauduleuse a visé les comptes des clients de l’UBA Sénégal, où plus de 1,143 milliard de francs CFA ont été siphonnés en l’espace d’une seule nuit, selon les révélations de Libération. L’enquête menée par la Division des investigations criminelles (DIC) a déjà permis l’interpellation de deux suspects, tandis que la piste d’un réseau criminel international est privilégiée.
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Le scandale secoue le secteur bancaire sénégalais. Selon les informations rapportées par Libération, l’UBA Sénégal a été victime d’une cyberattaque d’une ampleur exceptionnelle ayant permis le détournement de plus de 1,143 milliard de francs CFA sur les comptes de ses clients.
L’opération, menée avec une précision redoutable, s’est déroulée en une seule nuit. Les fraudeurs seraient parvenus à infiltrer le système informatique de la banque avant de déclencher une série de retraits simultanés dans plusieurs distributeurs automatiques de billets. Au total, 3 421 retraits frauduleux ont été enregistrés dans plusieurs villes du pays, notamment à Dakar, Thiès et Kaolack.
Cette razzia éclair laisse penser à une organisation méthodique, dotée de moyens techniques avancés. La discrétion qui a entouré l’affaire jusqu’à sa révélation témoigne également de la sensibilité du dossier, tant pour l’établissement bancaire que pour les autorités.
Deux premières arrestations, la piste internationale se précise
Saisie du dossier, la Division des investigations criminelles (DIC) a rapidement lancé des investigations qui ont conduit à l’arrestation de deux suspects sénégalais. Ces derniers ont été interceptés alors qu’ils tentaient de quitter le territoire national.
Déférés au parquet ce mardi, ils font face à de lourdes accusations, notamment association de malfaiteurs, escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux, blanchiment de capitaux et complicité.
Mais pour les enquêteurs, ces deux interpellations ne constitueraient qu’une première avancée dans une affaire bien plus vaste. Les premiers éléments de l’enquête orientent vers l’existence d’un réseau criminel international, capable de contourner les dispositifs de sécurité d’une institution bancaire de premier plan.
Plusieurs autres individus, susceptibles d’être impliqués dans cette opération frauduleuse, sont activement recherchés. Cette affaire relance le débat sur la cybersécurité des systèmes bancaires en Afrique de l’Ouest et la vulnérabilité croissante des services financiers face aux attaques numériques sophistiquées.

