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Bénin : Olivier Boko quitte la maison d’arrêt de Missérété pour la prison civile de Cotonou

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L’homme d’affaires Olivier Boko, condamné à vingt ans de réclusion criminelle par la CRIET le 30 janvier 2025, a été transféré ,ce jeudi 7 mai 2026, de la maison d’arrêt de Missérété vers la prison civile de Cotonou. Les raisons de ce transfèrement demeurent inconnues.

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C’est un mouvement discret, mais qui n’a pas échappé aux radars. Olivier Boko, l’un des détenus les plus emblématiques du système carcéral béninois, a quitté ce jeudi 7 mai 2026 la maison d’arrêt de Missérété pour être transféré vers la prison civile de Cotonou. L’information est rapportée par Bip Radio.

Les raisons exactes de ce transfèrement n’ont pas été communiquées par les autorités compétentes. S’agit-il d’une mesure administrative, d’un impératif judiciaire ou d’une décision liée à son état de santé ? Rien ne filtre pour l’instant.

Rappel : qui est Olivier Boko et pourquoi est-il en prison ?

Pour comprendre le poids de cette information, il faut rappeler le parcours de cet homme qui fut, pendant près d’une décennie, l’une des figures les plus influentes du Bénin.

Né le 2 octobre 1964 à Ouidah, Olivier Boko est un homme d’affaires béninois, patron de la société des Denrées et Fournitures Alimentaires (DFA), connu comme ami de longue date et bras droit du président Patrice Talon. Considéré comme le « numéro 2 » du régime de la Rupture depuis 2016, il incarnait la face économique du pouvoir.

Tout a basculé dans la nuit du 23 au 24 septembre 2024. Des éléments de la Brigade Anti-Criminalité ont arrêté Olivier Boko aux environs d’1h GMT à bord de son véhicule à Cotonou. Il a été accusé de tentative de coup d’État. Inculpé dès le 1er octobre 2024 pour atteinte à la sûreté de l’État, complot, blanchiment de capitaux et corruption d’agent public, un mandat de dépôt a été décerné contre lui après son audition au parquet de la CRIET.

20 ans de réclusion, 60 milliards de dommages et intérêts

Au terme de six jours d’audience, le verdict est tombé le jeudi 30 janvier 2025. Olivier Boko, l’ancien ministre des Sports Oswald Homéky et Rock Niéri ont été reconnus coupables de complot contre la sûreté de l’État et de corruption d’agent public. La Cour les a condamnés chacun à 20 ans de réclusion criminelle, assortis de lourdes sanctions financières.

Ils ont été condamnés à verser solidairement 60 milliards de francs CFA de dommages et intérêts à l’État béninois, et à s’acquitter chacun d’une amende individuelle de 4,5 milliards de francs CFA. La somme de 1,5 milliard de francs CFA et un véhicule de type 4×4 ont également été confisqués au profit de l’État.

Tout au long du procès, Olivier Boko a clamé son innocence. « Je suis innocent. On veut me condamner par déduction. J’étais à Casablanca quand le chef de l’État m’a appelé. J’ai dû chercher un avion express pour rentrer. Si je voulais faire un coup d’État, je n’allais pas rentrer », avait-il déclaré à la barre.

Une condamnation définitive, sans appel

La condamnation d’Olivier Boko est désormais définitive. Après la sentence, les condamnés disposaient de quinze jours pour faire appel, délai courant jusqu’au 14 février 2025. Olivier Boko et Oswald Homéky n’ont pas saisi la chambre des appels de la CRIET pour contester leur condamnation.

Ce transfèrement vers la prison civile de Cotonou relance naturellement les spéculations sur l’évolution de son dossier judiciaire, ou sur d’éventuels développements à venir dans cette affaire qui reste l’une des plus retentissantes de l’histoire judiciaire récente du Bénin.

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