Bénin : cinq membres d’une même famille arretés pour des faits présumés de cybercriminalité
Cinq membres d’une même famille ont été interpellés le 1er octobre 2026 à Tovigomè, dans l’arrondissement de Kpassagon, à Bohicon, par les éléments du commissariat d’Avogbanna. Soupçonnés d’être impliqués dans un réseau de cybercriminalité, ils ont été arrêtés à leur domicile à la suite de dénonciations des riverains, avec plusieurs téléphones portables, un ordinateur et d’autres objets saisis lors de la perquisition.
Un domicile familial transformé en lieu présumé d’activités de cybercriminalité. C’est ce qu’ont découvert les éléments du commissariat d’Avogbanna lors d’une opération menée dans la matinée du 1er octobre 2026 à Tovigomè, dans l’arrondissement de Kpassagon, à Bohicon. L’intervention fait suite à plusieurs dénonciations de riverains, qui soupçonnaient le domicile d’abriter des activités illicites.
Selon les informations rapportées, les policiers, sous la conduite de leur chef d’unité, ont d’abord mené plusieurs jours de filature discrète avant de procéder à l’interpellation des occupants. Cinq membres d’une même famille ont été appréhendés alors qu’ils tentaient de prendre la fuite. Parmi eux figurerait le principal suspect, présenté comme le cerveau présumé du réseau.
La perquisition effectuée sur les lieux a permis de découvrir huit téléphones portables Android, dont l’un aurait été en cours de destruction au moment de l’intervention. Les sept autres appareils auraient été dissimulés par la mère du principal suspect. Les forces de l’ordre ont également saisi un ordinateur portable, plusieurs cartes SIM ainsi que des talismans et d’autres objets liés à des pratiques occultes.
Des véhicules au nom des parents et des indices d’escroquerie en ligne
L’opération a aussi conduit à la découverte d’une voiture Toyota Avalon et d’une motocyclette Haojue 115, immatriculées au nom des parents, mais qui auraient été utilisées par leur fils. L’exploitation sommaire des appareils saisis aurait par ailleurs révélé des éléments laissant présumer des activités d’escroquerie en ligne.
À l’issue de l’intervention, les cinq personnes interpellées ont été placées en garde à vue. Le matériel saisi a été mis sous scellés ou conservé pour les besoins de l’enquête, afin de permettre aux enquêteurs d’approfondir les investigations sur les activités présumées du groupe et le rôle de chacun de ses membres.
Les suspects devraient être transférés à l’antenne régionale du Centre national d’investigations numériques (CNIN) pour la poursuite des investigations. À ce stade, leur implication respective reste à établir par l’enquête, dans le respect de la présomption d’innocence.

