TRIOMPHE, parce que l'information, C'est Le Pouvoir
TRIOMPHE NETTOYEURS
TRIOMPHE NETTOYEURS

Bénin – Législatives 2026 : le Parti Les Démocrates dénonce une “fraude institutionnelle” et interpelle la CENA

0

Réunis en conférence de presse ce 13 janvier 2026 à Cotonou, les responsables de la Direction nationale de campagne du Parti Les Démocrates ont dressé un tableau sombre des élections législatives du 11 janvier dernier. Le parti d’opposition accuse la Commission électorale nationale autonome (CENA) et le pouvoir en place d’avoir orchestré de graves irrégularités visant à l’exclure de la 10ᵉ législature.

Le ton est grave et les mots sont lourds de sens. Deux jours après le scrutin législatif, le Parti Les Démocrates (LD) est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « gigantesque fraude institutionnelle ». Face aux journalistes et à ses militants, la direction nationale de campagne a rappelé que, malgré les obstacles juridiques et politiques, le parti avait choisi de répondre présent au rendez-vous électoral du 11 janvier 2026, au nom de la lutte pacifique pour la sauvegarde de la démocratie au Bénin.

Selon les responsables du LD, cette participation s’est faite dans un contexte particulièrement hostile. Le parti affirme avoir été injustement privé de financements publics et dénonce des manœuvres politiques, dont le débauchage de six anciens députés, destinées à l’affaiblir avant les élections communales et la présidentielle de 2026, auxquelles il dit avoir été exclu.

Pour le Parti Les Démocrates, la journée du 11 janvier 2026 devait pourtant marquer une étape décisive dans l’expression de la souveraineté populaire. Mais très vite, les espoirs ont laissé place à la désillusion. Le parti accuse la CENA, qu’il présente comme le « bras armé » du pouvoir, d’avoir mis en place un dispositif destiné à entraver le bon déroulement du scrutin et à fausser les résultats.

Une liste d’irrégularités jugées graves et systématiques

Dans sa déclaration, le LD dresse un inventaire détaillé des dysfonctionnements observés sur le terrain. Parmi les faits dénoncés figurent l’ouverture tardive de nombreux bureaux de vote, parfois avec plus de huit heures de retard, notamment à Cotonou, Abomey-Calavi et Porto-Novo. À cela s’ajoutent des absences prolongées de matériel sensible, ayant entraîné des opérations de dépouillement tardives, parfois au cœur de la nuit.

Le parti évoque également l’utilisation de matériels non réglementaires : urnes non scellées, absence d’encre indélébile ou même inexistence d’urnes pour les législatives dans certaines localités comme Tchaourou ou Tchatchou. Il signale par ailleurs un manque généralisé de procès-verbaux de dépouillement et de feuilles de compilation, aussi bien dans les bureaux de vote que dans les arrondissements.

Plus grave encore, le LD accuse certains coordonnateurs d’arrondissement de substitution frauduleuse de documents électoraux, avec des cas signalés à Porto-Novo, Banikoara et Sinendé. Dans ces localités, des délégués du parti auraient été exclus des opérations de compilation, les empêchant de formuler des réserves. Le bourrage d’urnes après dépouillement et l’intrusion de maires-candidats dans des centres de compilation sont également dénoncés.

Au-delà des irrégularités matérielles, le Parti Les Démocrates pointe la partialité de certains agents électoraux. Il dénonce des intimidations à l’encontre de ses mandataires, le refus de leur remettre les procès-verbaux de dépouillement et la tolérance de pratiques d’achat de conscience par les partis de la mouvance, sous le regard passif des forces de sécurité.

Face à cette situation, le LD affirme que les articles 63 et 92 du Code électoral, garantissant la représentation des partis dans les bureaux de vote et la remise des procès-verbaux, ont été ouvertement violés. Selon lui, ces manœuvres visent clairement à l’empêcher d’accéder à la 10ᵉ législature.

Malgré tout, le parti se veut combatif. Il affirme que des résultats provisoires en sa possession indiquent qu’il a atteint, dans plusieurs circonscriptions, le seuil des 20 % nécessaires pour obtenir des sièges. Le Parti Les Démocrates met en garde la CENA et la Cour constitutionnelle contre toute tentative de « travestir » l’article 146 du Code électoral pour installer, une fois encore, un parlement monocolore.

Prenant à témoin le peuple béninois, la société civile et la communauté internationale, le Parti Les Démocrates appelle au respect strict de la loi électorale et à la transparence dans la proclamation des résultats. Pour ses dirigeants, l’enjeu dépasse leur formation politique : il s’agit, selon eux, de l’avenir du pluralisme et de la démocratie au Bénin.

TRIOMPHE NETTOYEURS

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More