Bénin: Romuald Wadagni s’exprime enfin sur le sort des détenus et exilés politiques
À l’approche du scrutin présidentiel du 12 avril 2026 au Bénin, le candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni, s’est exprimé sur la question des détenus et exilés politiques. Interrogé par Jeune Afrique, il a choisi de ne pas entrer dans les détails, préférant recentrer le débat sur son programme.
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À mesure que la campagne électorale s’intensifie, certains sujets sensibles continuent d’alimenter les débats publics. Parmi eux, la situation des personnalités politiques détenues ou en exil reste une préoccupation majeure pour une partie de l’opinion. Pourtant, face à ces interrogations, Romuald Wadagni a opté pour une posture mesurée, refusant de s’engager publiquement sur des cas précis.
Interpellé notamment sur les dossiers de Reckya Madougou, Joël Aïvo, Olivier Boko et Oswald Homéky, ainsi que sur les figures en exil comme Sébastien Ajavon ou Léhady Soglo, le candidat est resté évasif. « Ce sont des questions polémiques que je ne souhaite pas aborder dans le cadre d’une campagne électorale », a-t-il déclaré.
Un sujet reconnu, mais reporté
Dans sa réponse, l’actuel ministre d’État a insisté sur sa volonté de mener une campagne axée sur des propositions concrètes. Selon lui, les débats politiques ne doivent pas se limiter à des controverses, mais plutôt porter sur des projets de société clairs et structurés. « Lorsqu’on n’a pas de projet de société, on fait campagne sur des polémiques », a-t-il affirmé, revendiquant une approche centrée sur les attentes des citoyens.
Sans pour autant éluder totalement la question, Romuald Wadagni a reconnu la réalité et la sensibilité du sujet. Il a assuré que ces dossiers seront abordés « en temps voulu ». Mieux, il promet une gestion « responsable » sans toutefois préciser les mécanismes envisagés.
Cette prudence intervient dans un contexte où les attentes restent fortes, notamment en ce qui concerne d’éventuelles mesures d’apaisement comme la grâce présidentielle ou l’amnistie. À ce stade de la campagne, aucune orientation claire n’a été annoncée par le candidat, laissant planer des incertitudes sur sa stratégie en cas de victoire.

