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Gabon: suspension des réseaux sociaux “jusqu’à nouvel ordre”

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Au Gabon, la Haute autorité de la communication a annoncé, mardi 17 février, la suspension immédiate des réseaux sociaux sur l’ensemble. Cette décision intervient dans un contexte de tensions sociales persistantes où le président Brice Oligui Nguema fait face à une vague de contestation, notamment dans le secteur éducatif.

La mesure est tombée comme un couperet. Dans un communiqué lu sur la chaîne publique Gabon 1ère, le porte-parole de la Haute autorité de la communication (HAC), Jean-Claude Mendome, a annoncé « la suspension immédiate des réseaux sociaux sur le territoire gabonais jusqu’à nouvel ordre ». Aucune plateforme n’a été explicitement citée, mais la décision concerne l’ensemble des services numériques accessibles dans le pays.

Selon la HAC, cette décision vise à contenir ce qu’elle qualifie de « dérives conflictogènes ». L’institution affirme constater la diffusion récurrente de contenus jugés inappropriés, diffamatoires, haineux ou injurieux, susceptibles de porter atteinte à la dignité humaine, à la cohésion sociale et à la stabilité des institutions de la République.

Un climat social déjà sous tension

Dans le détail, l’organe de régulation évoque également la propagation de fausses informations, des cas de cyberharcèlement et la divulgation non autorisée de données personnelles. La HAC déplore par ailleurs « l’indifférence » des plateformes numériques ainsi que « l’absence d’une véritable volonté de modération des contenus illicites ».

Cette suspension intervient alors que le pays traverse une période de crispations sociales. Depuis janvier 2026, le gouvernement est confronté à une grève d’enseignants qui, dans certaines localités, dure depuis plus d’un mois. Il s’agit de la première vague de contestation sociale d’ampleur depuis l’accession au pouvoir de Brice Oligui Nguema.

Pour la HAC, les contenus diffusés en ligne pourraient « engendrer des conflits sociaux, déstabiliser les institutions de la République et mettre gravement en péril l’unité nationale, les avancées et les acquis démocratiques ». L’institution justifie ainsi sa décision par la nécessité de préserver la sécurité nationale et l’ordre public.

Toutefois, selon une journaliste de l’Agence France-Presse (AFP), la suspension n’était pas encore effective dans la nuit de mardi à mercredi, laissant planer des interrogations sur les modalités d’application concrète de cette mesure exceptionnelle.

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