Bénin – Criet : liste des biens immobiliers de l’ex-député Désiré Vodonou confisqués par la justice
Au Bénin, la Chambre des appels de la CRIET a confirmé les condamnations prononcées contre l’ancien député Désiré Vodonou dans une affaire de fraude bancaire. Dans son arrêt rendu le 8 juin 2026, la juridiction a également ordonné la confiscation de nombreux biens immobiliers et fonciers appartenant à l’ex-élu au profit de l’État béninois.
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a durci les conséquences judiciaires pour l’ancien député de Zogbodomey, Désiré Vodonou. En appel, la juridiction a confirmé sa condamnation à dix ans de prison ferme ainsi qu’une amende de 314 millions de FCFA dans le cadre d’un dossier de fraude à la carte bancaire impliquant plusieurs prévenus.
Au-delà des peines d’emprisonnement et des sanctions financières, la Cour a décidé de confisquer un important patrimoine immobilier attribué à l’ancien parlementaire. Les biens concernés seront reversés à l’État béninois conformément à l’arrêt rendu par la Chambre des appels.
Selon les informations rapportées après le verdict, la liste des biens visés comprend plusieurs immeubles situés à Cotonou, notamment dans les quartiers Fifadji et Yiffadji, ainsi que des propriétés à Godomey Hlouacomey et Salamey. La justice a également ordonné la saisie d’un immeuble de type R+3 situé en face de l’église protestante de Godomey.
Un vaste patrimoine foncier concerné
La décision de la CRIET s’étend aussi à plusieurs biens situés hors de la capitale économique. Parmi eux figurent quatre maisons à Tori-Agbé, une maison à Womey construite sur un carré non borné, un autre immeuble dans la même localité, ainsi qu’un immeuble à Cana, en bordure de la Route nationale inter-États.
Des parcelles immatriculées au nom de Désiré Vodonou à Zogbodomey, Avlamè et en face de l’École primaire publique de Magnonmè sont également concernées par la mesure de confiscation.
Cette décision intervient après le réexamen du dossier par la Chambre des appels, qui avait annulé pour violation de la loi le jugement rendu en première instance avant de statuer à nouveau sur le fond. Malgré cette reprise de la procédure, les principales condamnations ont été maintenues, tout comme les mesures de confiscation du patrimoine retenues par la juridiction.
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